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L’IPX800 version 4 : le test de Planète Domotique

Le monde de la domotique et de l’électronique est fait d’innovations régulières. Après plusieurs années de franc succès de l’IPX800 v3, la société française GCE Electronics commercialise aujourd’hui l’IPX800 v4, une toute nouvelle version de sa carte IP pilotable à distance depuis le réseau local et Internet. Une bonne occasion pour tester cette nouveauté et vous la présenter !

L’IPX800 v4 : présentation du matériel et unboxing

La gamme IPX est constituée de cartes électroniques reliées au réseau par Ethernet. Ces cartes sont au format rail din, permettant une installation simple dans un tableau électrique. Dans les points forts de l’IPX, nous retrouvons de nombreux borniers d’entrées et sorties (relais NO et NO/NC, entrées analogiques, entrées numériques), un serveur web embarqué qui permet à l’IPX d’être autonome et très simple à gérer, et la possibilité d’ajouter diverses extensions pour augmenter le nombre d’entrées / sorties ou même la nature des composants qui peuvent être reliés à l’IPX800 v4.

La carte peut être pilotée non seulement par le serveur web embarqué (en se connectant via le navigateur d’un ordinateur ou d’un appareil mobile), mais aussi directement par des commandes http et une API, ce qui permet à l’IPX800 d’être compatible avec diverses applications et également de nombreux contrôleurs domotiques.

Mais nous allons tout de suite aborder par l’exemple ce que nous propose cette version 4 de l’IPX800 !

Photo de l'IPX800 v4 dans sa boite

L’IPX800 v4 est proposée dans une boite compacte. Comme pour la version précédente, l’alimentation (12 VDC) n’est pas fourni. Ceci pour une bonne raison : cela permet d’avoir le choix entre deux type d’alimentation : une alimentation sur prise électrique via le port jack situé en bas de l’IPX, ou une alimentation 12V au format rail DIN reliée en filaire sur les deux borniers en haut de l’IPX.

La carte elle-même est au format rail din, d’une largeur correspondant à 9 modules rail din simples.

Examinons maintenant plus en détail ce que nous propose l’IPX800 v4 !

Photo de l'IPX800 v4 vue de dessus

Ceux qui connaissent l’IPX800 v3 ne seront pas dépaysés, car la présentation générale reste similaire. Cependant, il y a tout de même quelques petits changements : deux des relais ont un bornier en moins (les relais Ch1 et Ch4 sont NO uniquement, tous les autres relais sont NO/NC), le bornier Gnd est désormais commun pour les entrées digitales et analogiques.

Désormais, la carte présente directement en façade deux voyants d’activité et un voyant indiquant la réinitialisation, ainsi qu’un bouton Sel (servant entre autres à la réunitialisation, justement). Un port BUS a également été ajouté à gauche de ces borniers. Les ports Extension, LAN (pour la liaison Ethernet au réseau local) et alimentation par connecteur jack sont toujours présent au même endroit :

IPX800v4, vue de dessous

Au final, nous avons :

  • 2 ports d’alimentation en 12V (bornier et jack d’alimentation)
  • Une entrée extension RJ11
  • Une entrée Ethernet RJ45 pour la connexion au réseau local
  • 8 relais 10A [Ch1 à Ch8], dont 6 relais NO/NC et 2 relais NO
  • 4 entrées analogiques [A1 à A4], avec bornier [Gnd] et alimentation 3,3V pour les diverses sondes
  • 8 entrées numériques [D1 à D8]
  • 3 LEDs de statut et un bouton « Sel » en façade

C’est bien sûr ce qui est proposé sur l’IPX800v4 à l’origine, mais les extensions ainsi que de nombreuses entrées/sorties virtuelles permettent encore plus de connectivité !

Après avoir relié quelques éléments à ses entrées et sorties de l’IPX800v4 pour effectuer notre test, il ne nous reste plus qu’à relier celle-ci au réseau locale et à la mettre sous tension (comme le montre la photo ci-dessus) pour découvrir les nouveautés que le serveur interne nous propose dans cette version !

La nouvelle interface du serveur interne de l’IPX800v4

Accédons au serveur web de l’IPX800v4. Pour cela, il y a plusieurs manières de procéder. Dans la plupart des cas, il vous suffira de taper l’adresse ip http://192.168.1.250/ dans un navigateur (c’est l’adresse par défaut de l’IPX), éventuellement en remplaçant le 1 par un 0 selon la configuration locale.

Si ça ne fonctionne pas, notamment dans le cas où l’adresse IP est déjà attribuée à un autre matériel (dans notre cas, l’IPX800 v3), le plus simple est d’utilisé l’outil Scan Devices proposé par GCE Electronics. Là, il n’y a plus qu’à relever l’IP qui nous intéresse :

Scan devices ayant trouvé l'ipx800v4

Il y a d’autres méthodes pour obtenir l’adresse IP (par exemple, accéder à la configuration de son routeur ou box ADSL), ces méthodes sont d’ailleurs indiquées dans le guide d’installation de l’IPX800v4.

Nous n’avons plus qu’à accéder à l’interface de l’IPX800v4. Avant de vous la montrer, pour comparaison, voici l’interface que propose l’IPX800v3. Rudimentaire, mais efficace :

Interface de l'IPX800 v3

Et voici ce que propose désormais l’IPX800 v4 :

Arrivée sur l'interface par défaut de l'IPX 800 v4

Tout de suite, nous constatons que l’interface est plus moderne, plus orientée « flat design », avec diverses icones. L’interface est faite de blocs, les widgets. De premier abord, vous vous sentez peut-être un peu submergé d’informations, mais le but de cette vue par défaut est de vous donner un aperçu des nombreuses fonctions dont disposent l’IPX800v4. Bien sûr, tout cela est personnalisable selon l’utilisation que vous en aurez.

Interface de l'IPX, vue de près (1/3)

Interface de l'IPX, vue de près (2/3)

Interface de l'IPX, vue de près (3/3)

 

Premier exemple de réglage : configurer une sonde analogique via l’interface d’administration

Nous voyons par exemple d’emblée que la sonde branchée sur l’entrée analogique 1 présente une valeur pour le moins bizarre de… 17792%. Voyons de manière pratique comment configurer une entrée analogique.

Cette vue de la capture d’écran ci-dessus est le Mode utilisateur. Ce mode permet de consulter les différentes données disponible ainsi que d’actionner les différents relais. Pour pouvoir modifier et paramétrer les widgets présents, il nous faut passer en Mode administrateur, en cliquant simplement dans le lien en haut à gauche.

IPX800v4 : mode administrateur

Dans le mode administrateur, nous obtenons une vue similaire à la vue par défaut, mais de nouvelles icones ont fait leur apparition : elles permettent pour chaque widget de :

  • Rajouter du contenu au widget via l’icone [+] ;
  • Paramétrer le widget (icone clé) ;
  • ou supprimer le widget (icone poubelle).

Sur cette interface, il nous est aussi possible de déplacer les widgets à souhaits pour personnaliser entièrement l’affichage qui est disponible. 8 tableaux de bords (ou dashboard) peuvent être ainsi intégralement personnalisés pour répondre à vos besoins. Et chacun de ces dashboard est renommable.

Par défaut, vous aurez accès au mode administrateur et au mode utilisateur. Il est possible de protéger les deux modes par un combo identifiant/mot de passe distinct, ou de ne protéger qu’un seul des deux modes :

  • Accès protégé seulement pour les utilisateurs : tous les utilisateurs sont administrateurs
  • Accès protégé seulement pour les administrateurs : tous ceux qui ont l’adresse de l’IPX800 peuvent s’y connecter en mode utilisateur, mais une identification est requise pour les fonctions d’administateur.

Protection d'accès IPX800v4

Avant de paramétrer le widget, nous allons tout d’abord paramétrer l’entrée analogique pour qu’elle calcule la bonne information.

Pour cela il nous suffit de cliquer sur « Périphériques« , qui donne accès à la liste de tous les périphériques présents sur l’IPX ainsi que les extensions possibles. Cet écran donne déjà une idée de l’étendue des possibilités de l’IPX800v4.

IPX400 v4 : liste des périphériques

Nous cliquons bien sûr sur « Analogique » afin de régler cette première entrée analogique de l’IPX800v4.

Et là, c’est tout simple, il suffit d’utiliser une formule qui permet de convertir les données sur l’entrée en données exploitables. Cette partie peut sembler technique, mais concrètement, l’IPX propose une liste de formules prête à l’emploi. C’est une sonde TC100 que j’ai relié sur l’IPX, il m’a donc suffit de choisir ce type de sonde pour que les formules soient automatiquement saisies dans les champs.

IPX800v4 : réglage d'une sonde analogique

Cette liste propose des formules prêtes à l’emploi pour plusieurs types de sondes, notamment les capteurs proposés par GCE Electronics comme le Capteur Humidité, Température et Luminosité SHT-X3. Il est également possible de renommer l’entrée pour s’y retrouver plus facilement (attention, ce n’est pas le nom qui apparaîtra directement sur le Widget, il apparaîtra dans la liste des entrées analogiques disponibles). Pour l’exemple j’ai laissé le nom par défaut.

Après avoir sauvegardé cette configuration, nous pouvons retourner au widget qui faisait défaut (lequel affiche désormais une valeur de « 23.3 % »), et cliquer sur la clé pour configurer ce widget.

Là, nous accédons à un écran de configuration qui nous permet de régler l’affichage selon le besoin.

IPX400v4 : configuration d'un widget

C’est ici que nous donnons un titre au widget : ce titre « Température bureau » sera directement affiché sur l’interface. Nous remplaçons également l’unité de mesure des % vers les °C, et choisissons des valeurs minimum et maximum. Ici j’ai visé large, mais pour un intérieur vous pouvez mettre de 0 à 30°C par exemple. Sachant que ça n’empêche pas la sonde de données les bonnes données, cela détermine juste la façon dont s’affiche le capteur.

Il est très important de cliquer sur « sauvegarder » sur toutes les fenêtres et également sur « Sauvegarder IHM » avant de quitter le mode administrateur, sans quoi les modifications ne seront pas prises en compte. IHM = Interface Homme Machine.

Après avoir effectué la sauvegarde, ça y est, nous avons notre sonde qui présente les informations souhaitées !

IPX800 v4 : sonde de température OK

De la même manière, il y a un widget météo qui affiche par défaut la météo à Nantes, ville où l’IPX800v4 est née. Dans le mode administrateur, il nous suffit de cliquer sur la source d’informations « météo » pour la configurer sur la ville où nous sommes situés.

Interface IPX800v4 : configuration d'une source de données

Et nous pouvons glisser-déposer le widget météo juste à côté de la sonde de témpérature que nous venons de configurer, pour ainsi avoir la température intérieure à côté de la température mesurée :

Interface IPX800v4 : widget température et widget météo

Hé oui, il y a parfois quelques degrés de moins qu’à Nantes dans les montagnes auvergnates 😉

Une multitude de contenus sont disponibles pour être ajoutés à vos différents widgets (liste non exhaustifs) :

IPX800v4 : types de contenu widget

Un widget (donc un bloc) peut, au choix, présenter un ou plusieurs de ces contenus. Vous pouvez ainsi les personnaliser entièrement selon vos besoins. Par exemple faire un widget avec les différentes informations présentes dans une pièce :

Exemple de widget avec infos accumulées

Une multitude de fonctions incluses

Nous avons vu que l’interface était simplement personnalisable et configurable. Mais ce que nous avons vu là n’est qu’un aperçu de ce que l’IPX800v4 peut nous proposer. Passons en revue différentes fonctions proposées dans l’IPX800v4 !

Configuration des relais

Les relais de l’IPX peuvent être configurés de manière à agir comme des bolets roulants, en pilotage simple on/off, en clignotant, etc.

L’un des widgets propose la commande montée/descente/stop  sur 1 à 4 volets roulants différents.

Ces relais peuvent tous être des relais de l’IPX800v4, d’une de ses extensions, ou même des relais virtuels.

Configuration des relais de l'IPX800v4

Configuration des entrées numériques, analogiques et des compteurs

Les entrées numériques tout ou rien (de l’IPX800, d’une de ses extensions, ou virtuelles) peuvent directement présenter un retour d’état sur l’interface. Les compteurs peuvent être liés aux différentes entrées numériques et être affichés sur l’unité de votre choix (pour un compteur d’impulsions par exemple).

IPX800v4 : sondes numériques

Pour les entrées analogiques, nous l’avons vu, il est possible de faire la conversion exacte entre la donnée délivrée par une sonde et la valeur correspondante, et d’afficher cette donnée sous forme d’une jauge avec l’échelle de son choix. L’IPX propose également un widget permettant d’afficher l’historique des valeurs d’une entrée analogique.

L’interface propose aussi une vue plus générale des entrées et sorties (là aussi, de l’IPX, de ses extensions, et toutes les entrées / sorties virtuelles).

Entrées et sorties de l'IPX800v4

Contrôle des ampoules multicolores connectées Mi-Light

Un widget permet de contrôler les ampoules RGBW Wi-Fi Mi-Light. L’API est entièrement pré-codée, il n’y a qu’à saisir l’adresse IP des Mi-Light pour les contrôler de manière très complète !

Contrôle des Mi-Light

Flux et contrôle de caméras IP

Un widget vous permet d’afficher le flux vidéo venant d’une caméra IP (et de le voir en grande résolution en cliquant dessus), et un autre widget vous permet de piloter une caméra motorisée en panoramique et inclinaison (pan/tilt), juste en renseignant les adresses URL d’action. Il est donc logique de coupler les deux widgets pour disposer facilement du visionnage et du pilotage de sa caméra IP.

IPX800v4 : caméra IP

Le pad 4 directions + stop est typiquement utilisé pour le pilotage de la motorisation d’une caméra IP, mais rien ne vous empêche de l’utiliser pour d’autres appareils pouvant être contrôlé par le simple appel de différentes URL !

Source de données : JSON, xml, etc.

Nous l’avons vu, l’information de météo est disponible par défaut dans l’IPX800v4. Mais elle peut aussi récupérer une source de données en JSON ou en XML (le XML semble pour l’instant dedié au communication avec les X-devices de GCE Electronics).

 

Outre ces différents widgets, il existe aussi des périphériques internes qui ajoutent une myriade de fonctions intéressantes :

Fonction Wake On Lan

La fonction Wake On Lan / WOL permet d’allumer automatiquement un appareil du réseau local depuis son adresse Mac (si l’appareil supporte cette fonction, c’est le cas de la plupart des PC fixes, et si la fonction est activée sur l’appareil)

IPX800v4 : configuration d'un Wake On Lan

Notifications par E-mail

Le système de notifications E-mail permet de choisir jusqu’à 4 destinataire différents, et de paramètrer jusqu’à 128 messages type qui seront utilisés pour les scénarios. Sur chaque message-type, il est possible de déterminer quels destinataires recevront le message parmi les 4 saisis dans le système, et de définir un message selon que la condition de la scène est vraie ou fausse (cf. scénario plus bas).

Le serveur permettant d’envoyer les e-mails peut être configuré, vous pouvez utiliser un serveur SMTP basique (beaucoup de webmails gratuit en proposent).
IPX800v4 : configuration d'un E-mail

Notification Push

Les notifications push permettent d’envoyer une requête à un serveur les supportant (l’IPX800v4 supporte même l’utilisation d’un combo utilisateur/mot de passe et la connexion sécurisée en SSL). Cela peut par exemple permettre d’afficher une notification push sur un smartphone (Android, Apple et Microsoft ont par exemple chacun leur serveur push qui vous permet d’envoyer une notification sur votre Smartphone après avoir récupéré ses identifiants unique). Nul besoin de crédit SMS car c’est le réseau data (3G/4G) que votre smartphone utilisera pour recevoir ces notifications. La limite est aussi de 128 requêtes push.

Notifications push sur IPX800v4

Ping watchdog sur une IP précise

Un watchdog, ou chien de garde, est un système qui vérifie régulièrement le fonctionnement d’un appareil ou d’un sous-système, et déclenche des contre-mesure en cas de panne. Ici, le ping watchdog que vous définissez interrogera régulièrement l’adresse IP indiquée pour vérifier si l’appareil cible est en fonctionnement. S’il n’y a pas de réponse au bout d’un certain nombre de tentatives (à définir), le watchdog se déclenche. Typiquement, il peut faire redémarrer un serveur qui ne répond plus.

Vous pourrez mettre en place un maximum de 32 watchdogs.

IPX800v4 : fonction ping watchdog

Le DNS dynamique

Si votre fournisseur d’accès ne vous attribue pas une IP fixe, vous pouvez utiliser un service de dns dynamique permettant à votre carte d’être toujours accessible à la même adresse. Ce n’est pas une nouveauté puisque l’IPX800v3 proposait déjà cela, mais cette fonction peut s’avérer indispensable pour les utilisateurs voulant se connecter sur leur carte IPX800 depuis l’extérieur de leur domicile.

Configuration DynDNS dans l'IPX800v4

Fonctionnalités avancées de l’IPX800v4

Des extensions pour encore plus de communication

L’IPX800v3 est compatible avec de nombreuses extensions qui sont sorties au fil du temps, permettant de brancher des pinces ampéremétriques, des capteurs de pH, etc. Les extensions de l’IPX800v3 ne sont malheureusment pas compatible directement sur l’IPX800v4, mais la v4 peut récupérer les données depuis une v3 sur laquelle les extensions sont branchées et GCE Electronics réfléchit à un adaptateur qui devrait permettre d’utiliser les extensions de la v3 sur la v4.

Cependant, la perspective la plus intéressante reste les extensions propres à l’IPX800v4 qui sont prévues ou même déjà disponibles.

Ainsi, il y a une extension IPX800 pour modules EnOcean, qui permet à l’IPX800v4 de communiquer directement avec la technologie sans fil ni pile EnOcean. Ainsi les informations des modules sans fil EnOcean (jusqu’à 32 périphériques) pourront directement être affichées dans l’interface de l’IPX800v4 et utilisés dans le système de scénarios.

Module d'extension enOcean pour IPX800v4

GCE Electronics propose également la X-8R, une extension 8 relais pour l’IPX800v4 qui peut aussi fonctionner de manière totalement autonome (pas de serveur embarqué, mais la possibilité de lier les actions sur les entrées aux différents relais présents sur l’extension).

Module d'extension 8 relais pour IPX800v4

Des extensions sont également prévues pour :

  • La gestion de volets roulants, avec positionnement précis (extension X-4VR prévue pour février 2016).
  • Le pilotage de circuit en PWM (extension X-PWM prévue pour décembre 2015).
  • Le contrôle du protocole DMX (extension X-DMX, sortie imminente).

Bref, de belles perspectives d’évolution en termes d’extensions, celles-ci pouvant en plus être cumulées (le total possible pour chaque type d’extension est différent).

Planification et scénarios

L’IPX permet de définir différentes tranches horaires (jusqu’à 256). Les tranches horaires peuvent être définis sur des dates et heures particulier, ou bien de manière régulière sur un jour ou une période de la semaine.

Interface IPX800v4 : période dates heures

Lors du choix d’un jour ou de l’une de ces périodes, un horaire de début et de fin de la période doit être spécifiée. Comme pour les e-mails ou les notifications push, il n’y a pas directement d’action attaché à chacune des périodes que l’utilisateur a déterminé : c’est par l’outil de scénarios que le lien entre les périodes et les actions est créé.

Interface IPX800v4 : choix d'un jour ou d'une période

Et justement, abordons pour finir le système de scénario. Celui-ci est très intuitif, sous forme de blocs qu’il suffit de placer pour créer les comportements.

En haut, les blocs « Évènement » permettent de choisir des déclencheurs : entrée digitale ou analogique, plage horaire, ping watchdog, etc. Il suffit de faire glisser l’évènement de son choix, de cliquer dessus pour le configurer (par exemple, choisir le type d’entrée, des seuils pour une entrée analogique ou un compteur, etc.).

Puis nous choisissons une action, et enfin l’élément sur lequel l’action se déclenchera. En cliquant sur l’élément, nous pouvons configurer ce qui se déclenche (quel relais, quelle notifications push ou e-mail parmi celles qui ont été préconfigurées, etc.)

Exemple avec un lien entre l’entrée numérique 1 et le relais 1, présent par défaut sur l’IPX800v4 :

Interface IPX800v4 - scénarios

Autre exemple de scénario, cette fois avec deux conditions. Ce scénario avertit les utilisateurs par e-mail quand le serveur ne répond plus pendant certaines plages horaires. Il peut donc par exemple m’avertir si mon NAS plante aux horaires où je ne suis pas chez moi !
Interface IPX800v4 - scénario à 2 conditions

 

Conclusion

L’IPX800 v3 était déjà une valeur sûre, notamment pour les installations où l’utilisateur avait la possibilité de tout câbler en un seul endroit. Mais avec l’IPX800 v4 résolument plus orientée domotique, notamment de par son affichage très simple à personnaliser et ses widgets très polyvalent, le tout accompagné d’un système de scénario, l’IPX800 v4 peut être considérée comme serveur domotique à part entière. Ceci est confirmé par les extensions déjà prévues, telles que l’extension enOcean, qui permet à l’IPX de recevoir les informations depuis des émetteurs sans fil sans avoir à câbler.

Et n’oublions pas le fait que l’IPX800 maintient toute sa valeur en étant utilisée en complément d’une autre box domotique. C’est la variété des usages possibles qui fait de cette carte domotique un des incontournables de cette fin d’année !

Félicitations à la société GCE Electronics pour avoir encore proposé un produit qui innove beaucoup et qui ne manquera pas d’ouvrir des perspectives à des utilisateurs finaux comme à des installateurs de domotique, qui disposent d’une nouvelle option très sérieuse pour déployer de la domotique chez leurs clients, surtout dans les contextes où une installation filaire est possible voire même la seule option disponible !

Retrouvez l’IPX800v4 sur votre boutique Planète Domotique !

Web-serveur domotique IPX800 v4

A propos de Pierre

Technophile, ludophile et bidouilleur dans l'âme, j'aborde les nouvelles technologies avec passion, curiosité et ouverture d'esprit. Je faisais partie de l'équipe de Planète Domotique de juin 2013 à mai 2017, d'où l'écriture de nombreux articles de blog pendant cette période.

4 commentaires

  1. La lecture de votre article m’a donné envie de tester cette nouvelle version.

    Merci pour votre reportage.

  2. Bonjour et merci d’avance de bien vouloir passer un peu de temps à m’aider.
    Présentation : En domotique je suis un « humble débutant », en bricolage, peu de choses m’arrêtent. Par contre, je fais du développement depuis + de 30 ans (en langage machine au début) et je continue à faire quelques applis avec un SGBD scriptable (FileMaker) depuis 10 ans. Je ne prétends pas être un geek.
    Projet : Dans le cadre d’une rénovation totale d’une fermette, j’installe en RDC un plancher électrique en trois zones (Z1- 2000+1600W, Z2- 1150W, Z3-650W) et en étage des petits radiants (isolation renforcée). En matière de régulation, le fournisseur de trames me propose une solution que je ne trouve pas satisfaisante : thermostats d’ambiance, bridge cozytouch et interfaces cozytouch. Je souhaite en particulier pouvoir agir à ma guise dans chaque zone à partir de n’importe où (iMac local, iphone, box SFR) et m’affranchir du franco-français fil pilote. Mais ceci n’est qu’une première étape en matière de « pilotage ».
    J’ai passé des heures (doux euphémisme) sur plein de sites et de blogs au point d’en avoir (trop) plein la tête. J’en ai tiré quelques pensées :
    – le 1-wire avec de simples sondes me semble correspondre : je dispose de 500m de câble RJ11 que je peux encore passer, les contre cloisons étant en construction.
    – j’ai étudié les algorithmes du PID (pour tenir compte de l’inertie) et il me semble possible de les simuler via des scénarios.
    – IPX800 me semble une bonne base de départ (modularité, interfaçage, pas de cloud). Je n’ai pas trouvé grand chose sur WES. Je ne suis pas fan des « ondes » que je réserverai aux envies futures qui viendront sûrement.
    – arduino semble sympa.
    – les solutions box (zyb, eedo, Jee, …) très propriétaires et aux capteurs chers ne me plaisent guère mais je sais changer d’avis.
    Je qualifie ma démarche en termes de rapport qualité/confort/prix/sécurité/évolutivité.
    Je vous remercie d’avance pour vos conseils. Bonnes fêtes.

  3. @ mugilem911
    sur la même longueur d’onde que toi, qu’as tu fais finalement?

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